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RDC : Denis Mukwege rejette toute révision constitutionnelle et lance un appel à défendre la démocratie

Dans une déclaration rendue publique ce lundi, le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege s’est fermement opposé à toute initiative visant à réviser la Constitution de la République démocratique du Congo. L’ancien candidat à la présidentielle estime qu’une telle démarche, susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat présidentiel pour Félix Tshisekedi, constituerait une grave menace pour les principes démocratiques du pays.

Dans son communiqué, Denis Mukwege rappelle que le second et dernier mandat du président Félix Tshisekedi prendra fin le 20 janvier 2029, conformément aux dispositions de la Constitution actuellement en vigueur.

« Les principes de base de la démocratie sont à nouveau en danger en RDC », a-t-il alerté.

Le médecin congolais dénonce les spéculations autour d’un éventuel report des élections prévues en 2028, évoqué par certains en raison de la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

Selon lui, si l’insécurité dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu devait empêcher l’organisation des élections, elle rendrait tout autant impossible la tenue d’un référendum constitutionnel.

Denis Mukwege fustige également ce qu’il qualifie de dérive autoritaire et met en garde contre toute tentative de personnalisation du pouvoir.

« Il ne saurait être question de modifier les règles du jeu démocratique pour satisfaire des ambitions personnelles », a-t-il martelé.

Dans sa déclaration, le Prix Nobel revient aussi sur la gestion des ressources minières stratégiques de la RDC. Il accuse les autorités de « brader les minerais stratégiques » au profit d’intérêts étrangers, sans garantir en retour la sécurité des populations ni le développement du pays.

Face à cette situation, il appelle les Congolais à un sursaut citoyen et à défendre les acquis démocratiques.

« Les Congolaises et les Congolais doivent rejeter toute tentative de dérive autoritaire », insiste-t-il.

Enfin, Denis Mukwege invite les forces vives de la nation à préserver l’unité nationale et à concentrer leurs efforts sur les véritables priorités, notamment le retour de la paix dans l’Est du pays, autour d’un mot d’ordre clair :

« Touche pas à ma Constitution. »

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