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Denis Mukwege dénonce un « scandale » autour de la proposition de loi sur le référendum en RDC

Le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege a vivement critiqué le président de l’Assemblée nationale ainsi que les députés élus dans l’Est de la République démocratique du Congo à propos du débat portant sur la proposition de loi relative au référendum.

Dans un communiqué publié à la suite de la recevabilité du texte à l’Assemblée nationale, le gynécologue congolais s’est dit profondément préoccupé par le soutien apporté à cette initiative par certains élus des provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.

« Le scandale est d’autant plus désolant lorsqu’on voit les élus du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, dont l’actuel président de l’Assemblée nationale lui-même, élu de Walungu, s’ériger en premiers remparts de cette aventure suicidaire », a-t-il déclaré.

Selon Denis Mukwege, l’enjeu dépasse les considérations politiques habituelles et touche directement à la survie même de la République démocratique du Congo. Il s’est interrogé sur les conséquences qu’un tel processus pourrait avoir pour les populations de l’Est du pays, confrontées depuis plusieurs années à l’insécurité et aux conflits armés.

S’adressant directement aux députés concernés, il a posé la question de leur légitimité future dans l’hypothèse d’une fragmentation du territoire national.

« Messieurs les députés de l’Est, après le référendum, sans vos électeurs, au nom de quelle population allez-vous continuer de siéger au Parlement ? Auriez-vous la légitimité de représenter une population vivant sur un territoire balkanisé ? », a-t-il demandé.

Pour rappel, la proposition de loi sur le référendum, portée par le député Paul Ngondakoy, a été déclarée recevable le mercredi 27 mai 2026 par l’Assemblée nationale. Le texte comprend 45 articles répartis en huit chapitres et vise à définir les règles d’organisation, de contrôle et de transparence des consultations référendaires en République démocratique du Congo.

Après son examen en plénière, la proposition a été renvoyée à la Commission politique, administrative et juridique (PAJ) pour enrichissement, avec un délai de 48 heures pour présenter ses observations.

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