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L’UDPS réaffirme sa détermination à réformer la Constitution de 2006 malgré l’opposition

Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social, Augustin Kabuya, a réitéré la volonté de son parti de procéder à une réforme en profondeur de la Constitution du 18 février 2006.

Il s’est exprimé dimanche 17 mai dans la soirée devant les militants et combattants du parti présidentiel à Kinshasa, réaffirmant l’engagement de l’UDPS à poursuivre ce projet malgré les critiques de l’opposition.

Dans son intervention, Augustin Kabuya a affirmé qu’aucune force politique ne pourra empêcher son parti de concrétiser cette réforme constitutionnelle. Selon lui, l’UDPS entend s’inspirer de la Constitution élaborée en 1992 lors des travaux de la Conférence nationale souveraine.

« Nous devons reprendre la Constitution de 1992, rédigée sans pression par tous les Congolais lors de la Conférence nationale souveraine. Les travaux étaient dirigés par le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. Nous allons adapter cette Constitution à nos réalités. Soyez sans crainte, Monsieur le Président Félix Tshisekedi, nous sommes derrière vous », a déclaré le secrétaire général de l’UDPS.

Le dirigeant du parti présidentiel soutient que cette démarche vise à doter la République démocratique du Congo d’une loi fondamentale mieux adaptée aux réalités politiques, institutionnelles et sociales actuelles du pays.

Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions politiques autour de la question constitutionnelle. Plusieurs partis de l’opposition dénoncent déjà une initiative qu’ils considèrent comme une menace pour l’équilibre institutionnel et l’ordre démocratique établi par la Constitution actuelle.

En réaction, plusieurs forces politiques de l’opposition ont annoncé une conférence de presse prévue mardi 19 mai afin de dévoiler une série d’actions destinées à barrer la route à toute tentative de modification ou de remplacement de la Constitution de 2006.

Le débat autour d’un éventuel changement constitutionnel continue ainsi de polariser la scène politique congolaise, ravivant les inquiétudes et alimentant de vives discussions au sein de l’opinion publique.

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