Kinshasa : l’indifférence de certains habitants freine les opérations de salubrité, selon l’AMODD
La quatrième édition de l’opération « Coup de balai spécial » a été officiellement lancée samedi au rond-point Victoire, dans la commune de Kalamu, à Kinshasa. Cette initiative, menée en partenariat entre la Régie d’assainissement de Kinshasa (Raskin) et l’Alliance pour les Objectifs de développement durable (L’AMODD), vise à améliorer la propreté des espaces publics et à sensibiliser la population à l’importance de l’assainissement.
À cette occasion, le coordonnateur de L’AMODD, Fabien Mwamba, a regretté le manque d’implication d’une partie des habitants, qu’il considère comme un frein majeur aux efforts de salubrité.
« Le principal constat que nous faisons est l’indifférence d’une partie de la population. Alors que nous sommes venus nettoyer les lieux, enlever les immondices et rendre cet espace salubre, certaines personnes ne perçoivent pas l’importance de cette démarche. Il arrive même qu’elles résistent lorsqu’on leur demande de libérer l’espace pour faciliter les travaux », a-t-il déclaré.
Selon lui, au-delà des opérations de nettoyage, un changement durable des comportements demeure indispensable pour garantir un environnement propre dans la capitale congolaise. Il a appelé les riverains et les commerçants à s’approprier les actions d’assainissement afin d’assurer leur pérennité.
L’opération « Coup de balai spécial » s’inscrit dans une série d’initiatives destinées à lutter contre l’insalubrité dans plusieurs quartiers de Kinshasa, où l’accumulation des déchets constitue un défi majeur pour la santé publique et le cadre de vie.
Les organisateurs espèrent que cette quatrième édition contribuera non seulement à assainir les espaces ciblés, mais aussi à renforcer la prise de conscience citoyenne sur la nécessité de préserver un environnement propre. Ils invitent ainsi les habitants à accompagner les efforts des autorités et des partenaires en adoptant des gestes responsables au quotidien.
La réussite de cette campagne dépendra, selon les responsables, de l’engagement collectif des citoyens, considéré comme un élément essentiel pour faire de la salubrité une responsabilité partagée.

