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Dévoilement des tombeaux de Maxime et Emile Soki, 36 ans après leur disparition

Les nouveaux tombeaux d’Emile et Maxime Soki, deux frères chanteurs légendaires de la République démocratique du Congo (RDC), ont été dévoilés, jeudi au cimetière de Gombe, par la famille biologique, à l’occasion de la commémoration du 36ème anniversaire de leur disparition à Kinshasa.

« Nous nous sommes retrouvés ici au cimetière de Gombe pour dévoiler les tombes de nos deux frères musiciens Maxime Soki Vangu et Emile Soki Dianzenza, qui nous ont quittés, il y a 36 ans déjà. Vous savez dans quelle circonstance leur mort avait, à l’époque, bouleversé non seulement la famille biologique mais aussi le monde musical zaïrois (congolais) », a déclaré Baudouin Soki, frère biologique des défunts.

« Ces deux pierres tombales ont été réhabilitées grâce aux efforts de leurs enfants. C’est une très bonne initiative que nous encourageons. Car, leurs sépulcres ont été totalement dévastés par la pluie. Ils se sont transformés dans un état qui n’honore plus leur image. Raison pour laquelle nous, étant parents, disons merci à tous ces enfants qui ont fait quelque chose de grandiose pour honorer les mémoires de leurs pères. Je pense que la cérémonie s’est déroulée, selon le respect de nos us et coutumes traditionnels », a-t-il ajouté.

De son côté, Nette Soki, ancienne mannequin professionnelle et fille biologique de Soki Emile, a indiqué que la famille a également prévu une messe de requiem à la cathédrale Notre Dame du Congo, à Kinshasa.

« Dieu merci tout s’est passé conformément au programme que nous avons établi. Nous nous sommes inclinés sur les tombes de nos pères avec tous nos hommages, tout en gardant nos pensées pieuses en leur mémoire. (…) C’est une fierté pour nous leurs enfants de porter les noms de ces grands musiciens qui ont contribué énormément à l’histoire et à l’émergence du répertoire de la musique congolaise », a-t-elle dit.

« Après cette cérémonie au cimetière, nous allons nous retrouver à la cathédrale Notre Dame du Congo où une messe de requiem est prévue en leur mémoire. Je tiens à remercier vous les chevaliers de la plume et du micro pour votre présence qui atteste votre soutien à la famille. Votre déplacement prouve que les deux frères Soki sont toujours présents dans l’esprit collectif, dans la mémoire nationale, à travers leurs belles œuvres musicales que vous balançaient matin, midi et soir vos médias », a soutenu Nénette Soki.

Deux frères musiciens, un destin

Les frères Soki ont évolué ensemble dans l’orchestre Bella Bella à Kinshasa où ils ont fait l’apothéose et la grande épopée de la scène musicale congolaise dans les 70 et 80.

Emile et Maxime ont imposé leurs noms dans la musique grâce à leurs chansons anthologiques et moralisatrices telles que « Zamba zamba », « Sofele », « Mpeve santu », « Kin Kiesse » …

Comme s’ils étaient liés par le destin, les deux frères sont décédés au mois de mai de l’année 1990. Emile Prince Soki a tiré sa révérence le 4 mai à la suite d’un accident de circulation à Kinshasa. Tandis que son grand-frère Maxime Vangu le rejoint deux semaines plus tard (18 mai), en Allemagne, où il s’est installé après la disparition de Bella Bella de l’univers de la Rumba congolaise.

On retiendra que les frères Soki ont laissé une empreinte indélébile dans le microcosme musical congolais grâce à leur talent et leur contribution inestimable à la musique de leur temps.

Article de l’ACP

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