Mondial 2026 : la Douane française frappe fort contre les faux maillots, 2 300 pièces saisies en cinq jours
À l’approche de la Coupe du monde 2026, les autorités françaises renforcent leur vigilance face à la prolifération des produits contrefaits. La Douane française a annoncé avoir intercepté près de 2 300 faux maillots liés à la compétition en seulement cinq jours dans la région parisienne.
Selon un communiqué officiel, ces marchandises en provenance de Chine ont été saisies sur le site de traitement de Chelles, situé en Seine-et-Marne. L’opération a été menée par les agents du bureau des douanes de Marne-la-Vallée, qui ont procédé au contrôle d’environ 1 100 colis.
La Douane explique que les grandes compétitions sportives constituent des périodes particulièrement propices au développement des réseaux de contrefaçon. « La proximité de la Coupe du monde 2026 génère une demande accrue de produits dérivés, que les réseaux criminels cherchent à exploiter en inondant les marchés en ligne et physiques de produits de mauvaise qualité, voire dangereux, vendus à bas prix, en violation des droits de propriété intellectuelle », souligne l’administration.
Cette hausse de la contrefaçon est également alimentée par le coût élevé des équipements officiels. En France, un maillot officiel de la sélection nationale est commercialisé à 110 euros sur la boutique de la Fédération française de football, tandis qu’un modèle floqué au nom d’un joueur peut atteindre 127 euros. Des tarifs souvent critiqués par les supporters, qui se tournent parfois vers des alternatives moins coûteuses.
Face à cette situation, la Douane française assure qu’elle poursuivra ses opérations de lutte contre la contrefaçon. Elle rappelle notamment les importantes actions menées lors des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, durant lesquels plus de 27 500 missions de contrôle spécifiques avaient été réalisées.
La contrefaçon demeure un défi majeur pour les autorités. En 2025, les services douaniers français affirment avoir saisi à eux seuls 2,83 millions d’articles contrefaits dans le secteur du fret express et postal, illustrant l’ampleur croissante de ce phénomène.

