Le saviez-vous que le Zaïre était l’ancien nom de la République démocratique du Congo avant son retour à ce nom en 1997 ?
Entre 1971 et 1997, le territoire de l’actuelle République démocratique du Congo porte le nom de République du Zaïre, une période fortement marquée par le régime de Mobutu Sese Seko.
Un régime de parti unique
Après son coup d’État en 1965, Mobutu instaure progressivement un pouvoir autoritaire fondé sur le Mouvement populaire de la Révolution (MPR), parti unique de l’État. La nouvelle constitution de 1974 consacre cette centralisation du pouvoir et renforce le contrôle du régime sur l’ensemble du territoire.
Cette période est aussi appelée la Deuxième République. Elle vise notamment à limiter les tensions internes et les risques de sécession dans les régions du pays.
L’idéologie de l’authenticité
Dans les années 1970, Mobutu lance la politique de « recours à l’authenticité », qui cherche à valoriser les cultures africaines et à rompre avec les héritages coloniaux. Cette politique entraîne notamment le changement des noms de personnes, des villes et des institutions, ainsi que des transformations culturelles et vestimentaires.
Répression politique
Le régime s’appuie sur des structures de sécurité puissantes, dont la Division Spéciale Présidentielle (DSP), accusée de surveiller, arrêter et torturer les opposants politiques. Les libertés publiques sont fortement restreintes, et toute contestation est réprimée.
Une économie en déclin
Malgré des débuts prometteurs, l’économie zaïroise se dégrade progressivement. Les dépenses somptuaires de l’État et les grands projets de prestige contribuent à l’endettement du pays.
Dans les années 1970, Mobutu lance la “zaïrianisation”, une politique d’expropriation des entreprises étrangères au profit de l’élite locale. Cette mesure entraîne une mauvaise gestion économique, une baisse de la production et une montée de la corruption.
Dans les années 1990, la crise économique provoque deux vagues de pillages à Kinshasa, menés notamment par des militaires non payés.
La fin du régime
Après la guerre et le génocide au Rwanda en 1994, une coalition rebelle dirigée par Laurent-Désiré Kabila lance une offensive contre le régime de Mobutu. En mai 1997, les forces rebelles entrent à Kinshasa et prennent le pouvoir.
Mobutu s’exile au Maroc, où il meurt quelques mois plus tard. Le pays reprend alors le nom de République démocratique du Congo.


