Le CSAC suspend le TikTokeur Aaon Mavambu pour 85 jours
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) annonce la suspension, pour une durée de 85 jours, du TikTokeur Mavambu Aaron, sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo.
La décision figure dans un acte du CSAC daté du 2 octobre 2026, référencé N° CSAC 2026/B/10/026, présenté comme portant « embargo d’un TikTokeur pour une durée de 85 jours sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo ».
Des propos jugés contraires aux règles en vigueur
Dans son acte, le Bureau du CSAC indique avoir statué à la suite d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Selon le document, Mavambu Aaron aurait tenu des propos jugés grossiers et effectué des directs avec des mineurs d’âge.
Le régulateur rappelle à cette occasion que la législation congolaise accorde une protection particulière aux enfants et sanctionne les comportements susceptibles de les détourner des bonnes mœurs.
Le CSAC estime également que les faits reprochés constituent une violation de la réglementation applicable aux médias et souligne la nécessité d’amener les influenceurs et les TikTokeurs à respecter la dignité humaine ainsi que les lois de la République.
Une suspension applicable à tous les médias
Dans son article 1er, l’acte indique que Mavambu Aaron est suspendu à titre conservatoire sur tous les médias opérant en République démocratique du Congo pour une durée de 85 jours.
La mesure ne concerne donc pas uniquement TikTok. Elle vise plus largement les médias opérant sur le territoire national.
L’article 2 instruit par ailleurs les directeurs des programmes des chaînes émettant sur l’ensemble du territoire national de ne pas recevoir Mavambu Aaron sur leurs plateaux, sous peine des sanctions prévues par la loi.
Le CSAC demande l’exécution de la décision
Dans son article 3, le document demande aux procureurs généraux près la Cour de cassation et le Conseil d’État, ainsi qu’aux autres services compétents, de concourir à la bonne exécution de l’acte.
La décision a été signée à Kinshasa le 2 octobre 2026, au nom du Bureau du CSAC, notamment par le rapporteur M. Kabamba Kasongo Oscar et le président M. Bosembé Lokando Christian, selon le document présenté.
Une nouvelle mise en garde envers les influenceurs
Cette décision intervient dans un contexte où les contenus produits par les influenceurs et créateurs de contenus occupent une place de plus en plus importante dans l’espace médiatique congolais.
À travers cette mesure, le CSAC entend rappeler que la liberté d’expression sur les réseaux sociaux s’exerce dans le respect des lois, notamment lorsqu’il est question de protection des mineurs, de dignité humaine et de bonnes mœurs.



