Football kinois : AS Vita Club, DCMP et OC Renaissance, trois géants face à une même crise de gouvernance
À quelques semaines du coup d’envoi de la nouvelle saison sportive, plusieurs clubs emblématiques du football kinois traversent une zone de fortes turbulences. L’AS Vita Club, le DC Motema Pembe (DCMP) et l’OC Renaissance du Congo sont confrontés à des crises institutionnelles qui inquiètent supporters, anciens dirigeants et observateurs.
Un constat revient avec insistance : dans les trois cas, les présidents ou dirigeants en place sont accusés d’avoir modifié les règles de gouvernance pour consolider leur pouvoir, alimentant ainsi les tensions internes.
AS Vita Club : une modification des statuts qui divise
Selon l’article 36 du règlement d’ordre intérieur de l’AS Vita Club, l’élection du président doit se dérouler sur la base d’une liste complète déposée auprès du Comité des Sages.
Cependant, à la fin de son intérim, le président ai Flory Mapamboli aurait procédé à une modification des statuts afin de faciliter son élection. Une initiative vivement contestée par une partie des membres du club, qui estime que cette réforme s’écarte de l’esprit des textes. Depuis, l’AS Vita Club est plongée dans un climat de fortes tensions.
OC Renaissance du Congo : un comité réduit au minimum
À l’OC Renaissance du Congo, la situation présente des similitudes. Après son intérim, Willy Kindembe aurait également modifié les statuts, notamment en réduisant le nombre d’électeurs appelés à désigner le président.
Selon plusieurs observateurs, le club fonctionne aujourd’hui avec un comité de seulement trois membres, alors que le règlement général des sports (RGS) en prévoirait neuf. Une configuration qui soulève des interrogations sur le respect des textes et l’équilibre institutionnel du club.
DCMP : des inquiétudes autour de la gouvernance
Du côté du DC Motema Pembe, des informations font état d’un projet de modification des statuts porté par le président Paul Kasembele. L’objectif serait de réduire les prérogatives du Conseil d’administration afin de renforcer les pouvoirs de la présidence.
À cela s’ajoutent des préoccupations liées à la gestion du club, certains observateurs évoquant une administration à distance, notamment en raison des problèmes de santé du président, une situation qui alimenterait les débats sur l’efficacité de la gouvernance à l’approche de chaque nouvelle saison.
Des institutions historiques à préserver
Si les contextes diffèrent d’un club à l’autre, les critiques convergent vers les mêmes problématiques : modifications des statuts, concentration des pouvoirs, contestations internes et fragilisation des mécanismes de gouvernance.
Pour de nombreux passionnés de football congolais, ces crises constituent une menace pour la stabilité de trois institutions majeures du championnat national.
La transparence dans la gestion, le respect des textes, l’organisation d’élections crédibles et un renforcement des organes de contrôle figurent parmi les pistes régulièrement avancées pour restaurer la confiance et assurer un avenir plus serein à ces clubs historiques.
Et vous, supporters et observateurs du football congolais, quelles solutions concrètes proposez-vous pour redonner à l’AS Vita Club, au DCMP et à l’OC Renaissance une gouvernance stable et durable ?

