Daniel Mukoko Samba met en garde Joseph Kabila : « Ne jamais trahir le Congo »
Le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, rappelle les exigences de souveraineté, d’intégrité territoriale et de dignité nationale, après l’annonce de la prise de tête du Front pour la Refondation de la Nation par l’ancien président Joseph Kabila, à Goma.
La formule est lourde de sens. « Ne jamais trahir le Congo », cette phrase attribuée à Laurent-Désiré Kabila, n’est pas un simple slogan politique. C’est un serment qui place l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des ambitions individuelles. C’est le message défendu par Daniel Mukoko Samba dans une déclaration consacrée à la souveraineté de la République démocratique du Congo (RDC) et à la responsabilité des dirigeants politiques.
Pour Daniel Mukoko Samba, cette exigence patriotique repose sur trois principes fondamentaux : le respect de la souveraineté nationale, la préservation de l’intégrité territoriale et la défense de la dignité du peuple congolais.
Joseph Kabila face à ses responsabilités
La déclaration intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement sensible dans l’Est de la RDC. Selon les éléments évoqués par Daniel Mukoko Samba, le 12 octobre 2026, à Goma, l’ancien président Joseph Kabila a pris la tête du Front pour la Refondation de la Nation.
Face à cette évolution, le ministre de l’Économie nationale insiste sur la responsabilité particulière qui incombe à tout ancien chef de l’État. Selon lui, le serment présidentiel ne saurait être réduit à la durée d’un mandat. Il engage également l’honneur, le nom et l’héritage politique de celui qui a dirigé le pays.
« Ses choix se jugent à cette aune, et à celle-là seulement », souligne-t-il en substance, rappelant que les actes des anciens dirigeants doivent être appréciés à la lumière de leur engagement envers la nation.
L’Est du pays, au cœur des préoccupations
Au-delà de la confrontation politique, Daniel Mukoko Samba met l’accent sur les attentes des populations de l’Est, confrontées à l’insécurité et aux conséquences des conflits armés.
Pour ces populations, souligne-t-il, les priorités sont concrètes : retrouver la sécurité, vivre en paix, regagner leurs foyers et reprendre leurs activités agricoles et commerciales.
Dans cette perspective, leur souffrance ne devrait, selon lui, servir aucun calcul politique ni devenir un instrument de conquête du pouvoir. La restauration de la paix et la protection des citoyens doivent rester au centre de l’action de tout responsable congolais.
« Refonder la Nation » : une exigence de souveraineté
En conclusion, Daniel Mukoko Samba renvoie les initiateurs du projet de « Refondation de la Nation » à une exigence fondamentale : la cohérence entre le discours politique et le respect effectif de la souveraineté nationale.
Pour lui, aucune entreprise de refondation ne peut prétendre servir le Congo si elle ne respecte pas ses frontières, son indépendance et son peuple.
À travers cette prise de position, le message est clair : le patriotisme ne se mesure pas aux slogans, mais aux actes. Et, dans un pays confronté à de graves défis sécuritaires, la défense de l’intérêt national demeure, selon cette déclaration, le critère essentiel auquel doivent répondre les ambitions politiques.

