Christophe Mboso propose un mandat présidentiel de sept ans dans une future Constitution
Le débat sur une éventuelle révision de la Constitution continue d’animer la scène politique congolaise. À l’occasion d’une réunion de redynamisation du Cartel CRD, tenue dimanche 14 juin à Kinshasa, le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, a réaffirmé son soutien à un changement de la Loi fondamentale, notamment en ce qui concerne la durée du mandat présidentiel.
L’activité, organisée par Samuel Mbemba Kabuya, secrétaire général du Cartel CRD, a réuni les membres de cette plateforme politique composée de six regroupements politiques. Prenant la parole devant les participants, Christophe Mboso a estimé que le mandat actuel de cinq ans, renouvelable une seule fois, ne permet pas au chef de l’État de mettre pleinement en œuvre son programme de gouvernance.
Selon lui, la première année d’un mandat est généralement consacrée à la formation du gouvernement et à la prise en main des dossiers de l’État, tandis que la dernière est dominée par les préparatifs électoraux. Dans cette configuration, le président ne disposerait effectivement que de trois années de gestion active.
« Cinq ans dans un pays-continent comme la RDC ne me paraît plus logique. Après une étude comparative avec plusieurs pays africains, je pense qu’il faut porter la durée du mandat présidentiel à sept ans afin de donner suffisamment de temps au chef de l’État pour réaliser son programme », a déclaré Christophe Mboso.
Pour le président du Cartel CRD, l’immensité du territoire congolais et les défis du développement nécessitent une vision à plus long terme ainsi qu’une stabilité institutionnelle renforcée.
Au-delà de la question de la durée du mandat, Christophe Mboso a également soutenu qu’une nouvelle Constitution pourrait permettre à toute personnalité politique remplissant les conditions légales de se porter candidate à la présidence de la République, y compris les anciens chefs de l’État. Il a toutefois précisé que cette possibilité ne concernerait pas les personnes frappées d’une condamnation judiciaire définitive.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où la question d’une éventuelle réforme constitutionnelle suscite de vives réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique, certains y voyant une nécessité institutionnelle tandis que d’autres expriment des réserves quant à l’opportunité d’un tel changement.

