Augustin Kabuya relance le débat sur la révision constitutionnelle : « Nous allons changer cette Constitution, de gré ou de force »
Le secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Augustin Kabuya, a ravivé le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo.
S’exprimant devant des militants de son parti, le cadre de l’UDPS a affirmé que le pouvoir souhaite modifier la Constitution actuelle afin de l’adapter « aux réalités du moment ». Une déclaration qui intervient dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions autour des institutions du pays.
« Nous allons changer cette Constitution, de gré ou de force », a déclaré Augustin Kabuya devant les sympathisants de sa formation politique.
Le secrétaire général de l’UDPS a également indiqué que son camp envisage de s’inspirer de la Constitution de 1992 pour mettre en place une nouvelle réforme institutionnelle. Selon lui, cette orientation permettrait de répondre aux défis politiques actuels de la RDC.
Dans son intervention, Augustin Kabuya s’en est aussi pris aux opposants réunis au sein du collectif C64, qui rejettent toute idée de révision constitutionnelle. Il estime que la décision finale reviendra au peuple congolais.
« C’est la population qui décidera », a-t-il insisté.
Ces propos continuent de susciter de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique. Plusieurs acteurs politiques et organisations de la société civile expriment déjà leurs inquiétudes face aux conséquences qu’un éventuel changement de la Constitution pourrait avoir sur la stabilité institutionnelle du pays.

