Crash de Kenge : les drapeaux mis en berne et trois jours de deuil national annoncés
Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a décrété la mise en berne des drapeaux sur l’ensemble du territoire national à partir du lundi 28 septembre, en hommage aux victimes du crash aérien survenu près de Kenge, dans la province du Kwango. Le nouveau bilan officiel fait état de 17 morts.
Les autorités congolaises ont annoncé une série de mesures à la suite du crash aérien survenu vendredi près de Kenge, dans la province du Kwango. Les drapeaux seront mis en berne sur toute l’étendue du territoire national à compter du lundi 28 septembre et jusqu’à l’inhumation des victimes.
Selon le communiqué du Gouvernement, trois jours de deuil national seront également observés avant les obsèques. Les autorités appellent la population au recueillement, à la retenue et au respect de la dignité des personnes décédées ainsi que de leurs familles.
Un bilan porté à 17 morts
Le bilan officiel a été actualisé à 17 morts, après les premières informations communiquées au lendemain de l’accident par le vice-gouverneur du Kwango, Rémy Saki, et le maire de Kenge, Noël Kuketuka.
Parmi les victimes figurent plusieurs hauts responsables militaires. Le crash a notamment coûté la vie au lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, ainsi qu’au lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) près la Haute Cour militaire.
Les deux officiers se trouvaient dans une délégation à bord de l’appareil au moment de l’accident.
Une enquête ordonnée
À la suite du drame, une enquête a été ordonnée par le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux. Elle doit permettre d’établir les faits, les circonstances et les causes du crash.
Les conclusions de cette enquête sont attendues afin de déterminer les circonstances exactes dans lesquelles l’accident s’est produit.
En attendant les résultats des investigations et l’organisation des obsèques, le Gouvernement demande à la population de respecter la période de deuil national et de rendre hommage aux victimes ainsi qu’à leurs familles.

