À Kinshasa, au Stade Tata Raphaël, le Pasteur Jules Mulindwa appelle à soutenir la révision constitutionnelle et salue la gestion des finances publiques
Réunis en nombre au stade Tata-Raphaël à l’occasion de la « Prière de la Nation », les fidèles du pasteur Jules Mulindwa ont assisté à une rencontre au cours de laquelle plusieurs sujets d’actualité nationale ont été abordés, notamment la révision de la Constitution et la gestion des finances publiques.
À cette occasion, le pasteur Jules Mulindwa a adressé, par l’intermédiaire d’Augustin Kabuya, un message au président de la République, Félix Antoine Tshisekedi. Il s’est notamment prononcé en faveur de la poursuite du mandat du chef de l’État et du changement de la Constitution.
« Va dire au président Félix Antoine Tshisekedi […] que nous, le peuple, nous disons oui. Qu’il continue avec son travail et oui au changement de la Constitution », a déclaré le pasteur devant ses fidèles.
Cette prise de position intervient alors que la question de la révision constitutionnelle alimente un débat important au sein de la classe politique congolaise et de la société. Le pasteur a également rejeté les positions de ceux qui, selon lui, prétendent parler au nom des fidèles opposés à cette démarche.
Augustin Kabuya accueilli au stade Tata-Raphaël
Le président intérimaire de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya, a participé à cette rencontre consacrée à la prière et à la nation. Son arrivée au stade Tata-Raphaël a été accueillie par les participants dans une ambiance particulièrement chaleureuse.
Au cours de cette rencontre, Jules Mulindwa lui a transmis son message destiné au chef de l’État, en mettant notamment en avant la question de l’article 5 de la Constitution et la nécessité, selon lui, d’engager une réflexion sur l’évolution du texte fondamental.
Le pasteur a par ailleurs estimé que les différentes sensibilités exprimées dans la société congolaise devraient être entendues dans le cadre du débat constitutionnel.
Des éloges pour le ministre des Finances
L’autre temps fort de l’intervention de Jules Mulindwa a été consacré au ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde. Devant une importante assemblée, le responsable religieux a salué ce qu’il considère comme les qualités du ministre dans l’exercice de ses fonctions.
Il a notamment cité la franchise, la rigueur, le sérieux et la compétence, présentant Doudou Fwamba comme un responsable engagé dans l’assainissement de la gestion des finances publiques.
L’intervention a été suivie d’applaudissements nourris de l’assistance.
Au-delà de l’hommage, cette déclaration place également la question de la gestion des ressources publiques au cœur du débat citoyen. Pour un ministère aussi stratégique que celui des Finances, les attentes demeurent liées à la discipline budgétaire, à la transparence, à la responsabilité et surtout aux résultats concrets.
Dans la vision défendue par le président Félix Tshisekedi, l’assainissement des finances publiques constitue un levier important de l’action gouvernementale. Mais, au-delà des appréciations et des déclarations de soutien, l’évaluation de cette politique repose également sur des éléments mesurables : évolution des finances publiques, renforcement des institutions, qualité de la dépense et impact sur l’économie et les conditions de vie de la population.
Une rencontre au croisement de la foi et du débat national
Avec la « Prière de la Nation », le stade Tata-Raphaël a ainsi été le théâtre d’une rencontre où spiritualité, actualité politique et préoccupations économiques se sont mêlées.
Les prises de position de Jules Mulindwa sur la Constitution et son soutien affiché au ministre des Finances donnent à cette rencontre une dimension qui dépasse le seul cadre religieux. Elles illustrent aussi la place que certaines communautés religieuses entendent occuper dans les débats portant sur l’avenir politique et économique de la République démocratique du Congo.
Reste désormais à savoir comment ces prises de position s’inscriront dans le débat national sur la réforme constitutionnelle et dans l’évaluation, sur la durée, des politiques publiques mises en œuvre par le gouvernement.

