Le Président Félix Tshisekedi et la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi rendent hommage aux victimes du GENOCOST et réaffirment leur engagement en faveur de la mémoire et de la justice

À l’occasion de la commémoration des victimes du GENOCOST, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, accompagné de la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, s’est recueilli ce dimanche au Mémorial du GENOCOST à Kinshasa, en présence de rescapés et de plusieurs autorités.

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Face aux témoignages poignants des survivants, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de préserver la mémoire des victimes, rappelant qu’« aucune vie ne saurait être réduite à un chiffre ». Il a souligné que cette journée de recueillement ne constitue « ni un appel à la haine ni une invitation à la vengeance », mais un moment de dignité, de résilience et d’unité nationale.

Dans un contexte marqué par la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a également dénoncé l’agression attribuée au Rwanda à travers les rebelles de l’AFC/M23. Il a condamné ce qu’il a qualifié d’« entreprise meurtrière », accusée de porter atteinte à la souveraineté nationale, à l’intégrité territoriale du pays ainsi qu’au droit des Congolais de vivre en paix sur leur territoire.

Le Président de la République a, par ailleurs, mis en garde contre le négationnisme et la banalisation des atrocités, appelant à faire de la mémoire collective un véritable rempart contre la répétition des violences. Selon lui, « la mémoire ne saurait être un simple regard porté sur le passé. Elle est une exigence du présent et une responsabilité envers l’avenir ».

Pour pérenniser ce devoir de mémoire, le Chef de l’État a annoncé le passage à la phase opérationnelle du Musée national du GENOCOST. Ce futur complexe scientifique de portée internationale aura pour mission de centraliser les archives, documenter les crimes et transmettre cette histoire aux générations futures.

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Sur le volet de la réparation des victimes, Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement d’inscrire, dès le prochain exercice budgétaire, les ressources nécessaires à la mise en œuvre de la Stratégie nationale d’appropriation afin d’assurer l’indemnisation des survivants. Il a rappelé que « les réparations ne sont ni une faveur ni un acte de charité publique. Elles constituent une obligation de justice ».

Le Président a également annoncé une nouvelle orientation de la diplomatie congolaise. Les missions diplomatiques et consulaires de la RDC seront désormais chargées de promouvoir une « diplomatie de la mémoire, de la vérité et de la justice », afin de renforcer la sensibilisation de la communauté internationale sur les tragédies vécues par le peuple congolais.

En conclusion, Félix Tshisekedi a plaidé pour une justice impartiale, rejetant toute hiérarchisation des souffrances humaines. « La justice ne peut se prétendre universelle si elle tolère une hiérarchie entre les victimes, les mémoires ou les souffrances. Elle ne devient véritablement universelle que lorsqu’elle reconnaît à chaque vie humaine la même dignité, à chaque victime le même droit à la vérité et à chaque peuple le même droit à la justice », a-t-il déclaré.

Cette cérémonie de commémoration réaffirme la volonté des autorités congolaises de faire du devoir de mémoire un pilier de la réconciliation nationale, de la reconnaissance des victimes et de la lutte contre l’impunité.

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