384,4 milliards CDF de dépenses en capital non budgétisées en 2025, principalement orientées vers la défense et les infrastructures
Le Gouvernement de la République démocratique du Congo République démocratique du Congo a exécuté, au cours de l’exercice budgétaire 2025, des dépenses en capital non initialement prévues dans la loi de finances, pour un montant total de 384,4 milliards de francs congolais (CDF), soit plus de 150 millions de dollars américains au taux de change moyen de la période.
Ces informations proviennent d’un document des services du ministère des Finances intitulé « Situation provisoire des dépenses en capital non initialement budgétisées pour l’exercice budgétaire 2025 ».
Des dépenses orientées vers les priorités stratégiques
Selon le rapport, ces ressources supplémentaires ont été principalement allouées à des secteurs jugés prioritaires par les autorités, notamment la défense nationale, les infrastructures ainsi que les transports et voies de communication.
La défense nationale en tête des allocations
Le secteur de la défense nationale arrive en première position avec une enveloppe de plus de 137,2 milliards de CDF. Ces dépenses interviennent dans un contexte sécuritaire tendu dans l’Est du pays, où les forces armées congolaises font face à l’activisme de plusieurs groupes armés.
Infrastructures et travaux publics : plus de 129 milliards CDF
Le secteur des infrastructures et travaux publics a bénéficié de plus de 129 milliards de CDF. Les investissements ont concerné plusieurs provinces, notamment Kinshasa, le Kasaï Oriental et l’Ituri, dans le cadre de projets d’aménagement, de réhabilitation et de modernisation des infrastructures publiques.
Transports et connectivité en appui
Le secteur des transports et voies de communication a également été financé à hauteur de plus de 48 milliards de CDF. Une partie de ces fonds a été consacrée à la poursuite des travaux de modernisation de l’aéroport de Murongo, situé à Bunia, dans la province de l’Ituri.
Des ajustements budgétaires face aux urgences nationales
La publication de ces données permet de mieux comprendre l’orientation des investissements publics réalisés en dehors des prévisions initiales. Elle met en évidence les ajustements opérés par le gouvernement pour répondre à des besoins urgents ou stratégiques en cours d’exercice.
Ces dépenses supplémentaires traduisent également la volonté des autorités de concilier impératifs sécuritaires et investissements en infrastructures, considérés comme essentiels au développement économique et à l’amélioration de la connectivité du pays.

