Au Nigeria, Bola Tinubu officiellement candidat pour un second mandat

Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu sera officiellement intronisé ce 24 mai candidat de son parti, l’APC, pour briguer sa propre succession lors du prochain scrutin présidentiel prévu en janvier 2027.

Les primaires du Congrès des progressistes (APC) n’ont été qu’une formalité pour le chef de l’État nigérian élu en 2023, qui n’avait jamais caché son intention d’effectuer un second mandat, ainsi qu’en atteste le chiffre 8 (pour deux mandats de quatre ans) couché à l’horizontale qui orne tous ses couvre-chefs depuis son arrivée au pouvoir.

Le comité de l’APC en charge de superviser les primaires vont officialiser la victoire interne de Bola Tinubu ce 24 mai, à l’occasion d’une cérémonie d’investiture devant des membres et élus de l’APC au centre de conférence international Bola Ahmed Tinubu d’Abuja.

Le parti avait annoncé dès le samedi 23 mai au soir la victoire du président sortant. Ce dernier s’est félicité du processus de désignation, qu’il a qualifié de « preuve de démocratie interne » dans un communiqué datant du 23 mai.

Face à lui se présentait un seul candidat, Stanley Osifo, homme d’affaires originaire du sud-ouest du pays (État d’Edo), inconnu du grand public, qui n’a néanmoins pas rechigné à débourser 100 millions de nairas (environ 63 000 euros) pour avoir le droit de se présenter aux primaires de l’APC.

31 États contrôlés par l’APC

Pour la présidentielle de 2027, l’actuel président fait figure de grand favori face à une opposition éclatée et affaiblie : l’APC contrôle désormais 31 des 36 États du pays, contre 21 en 2023, suite à une vague de défections de gouverneurs de l’opposition s’étant ralliés au parti présidentiel.

Depuis son arrivée à la magistrature suprême, Bola Tinubu a mis en place une série de réformes économiques qui ont rassuré les investisseurs internationaux et relancé l’économie, selon le gouvernement et des analystes.

Mais elles ont aussi durement frappé le pouvoir d’achat des Nigérians, avec une inflation qui a dépassé les 30 % pendant l’année 2024 et qui stagne autour de 15 % depuis début 2026, des prix de l’essence qui ont quadruplé en quatre ans et une pauvreté qui s’est accrue à plus de 60 % de la population, contre 56 % en 2023, selon la Banque mondiale.

Plusieurs partis de l’opposition tiendront leurs primaires dans les jours qui viennent pour désigner leurs propres candidats à la prochaine présidentielle.

Article de Jeune Afrique / AFP

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